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"CRUEL JUSQU'AUX BABINES"
le 31/05/2008 : FALBA Bruno
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Salut Bruno, la couverture du tome 1 du « Chant des elfes » vient d'être couronnée COUVERTURE DU MOIS dans le Forum ! Il vient de paraître et il est déjà distingué par la communauté Soleil ! Tu nous en dis quelques mots ? Bien sûr ! Le Chant des elfes allie histoire et légendes. L’action se déroule en 451 ap. J.C., durant l’invasion de la Gaule Romaine par Attila le Hun. Les êtres féeriques réunis par le roi Elfique Obéron, se trouvent pris entre les hordes barbares et le Christianisme. Deux ambassadrices sont envoyées auprès de l’Empereur des Romains et de son Général en chef, Aetius, pour signer un traité d’alliance.
Comment t'es venu le concept ? Le concept de cette histoire sommeille dans mon cœur depuis l’enfance. Je ne suis pas Breton, mais Provençal. Et au pays du Soleil et du rugby Toulonnais, nous avons aussi de belles légendes. Dans ma ville natale, à Draguignan, il y a un dolmen appelé « La pierre de la fée » et… un Dragon. Lorsque j’étais malade ma tante Italienne, qui se prénommait Athena, me contait ses légendes teinté de faits historiques. Il y était question de Romains, d’Ogres Huns et de grandes batailles épiques. La chute de l’Empire a toujours hanté nos cousins latins et… mes nuits d’insomnies. « Le chant des elfes » est né de ses récits, tout comme mon amour de l’histoire et de l’heroïc-fataisy.
Tu connaissais Ratera, comment s'est passée la rencontre ? J’ai eu l’occasion de suivre le travail de Mike Maximus Ratera depuis plusieurs années. Et lorsque l’on m’a proposé de dédicacer avec lui en Belgique (chez Forbiden zone, puis au festival d’Andenne, près de Namur), mon sang n’a fait qu’un tour. J’ai tout de suite accepté ! J’avais adoré Bad Legion, édité chez Soleil Productions, et plus particulièrement une scène ayant pour cadre la Grèce Antique. Scène qui laissait présager son intérêt pour cette période. Nous avons fait connaissance dans un petit restaurant Italien de Bruxelles avec Max, sa coloriste. Et tout de suite, nous nous sommes découvert des centres d’intérêts communs pour l’histoire et les légendes. Ce fut le coup de foudre. A partir de cet instant, nous ne nous sommes plus quitté. Je leur ai raconté le synopsis de ce qui allait devenir « Le chant des elfes ». Mike & Max ont voulu en connaître plus. Je leur ai promis de développer le projet à mon retour en Provence. De son côté, Ratera contacta Jean-Luc Istin, qui dirige la collection Celtic chez Soleil.
Quand vous êtes allés voir Jean-Luc Istin avec le projet comment a t il "reçu" cette proposition ? Immédiatement, Jean-Luc fut enthousiaste. Le projet entrait parfaitement dans le cadre de sa collection. Et après quelques petits réglages, il nous a proposé un contrat et une excellente surprise. Jacques Lamontagne suivrait notre travail. Nous étions comblés. Mike, Max et moi sommes des fans inconditionnels de son dessin et de ses couleurs sur la série « Les Druides ».
Comment s'est déroulée la réalisation de cet album ? Sous les meilleurs auspices, dans la sérénité et les meilleures conditions, grâce à la fée Internet ! Nous sommes géographiquement dispersés. Mike & Max vivent à Barcelone, Jean-Luc en Bretagne, Jacques au Québec et moi à Toulon. Tous nos messages sont mis en copie, afin que personne n’en perde une miette. Jean-Luc valide le scénario. Mike réalise le story-board par tranche de 5 planches. Une fois le feu vert donné par Jean-Luc et Jacques, les pages sont transmises à Max. Nous avons tous un droit de regard sur le travail de l’autre avec comme objectif, servir notre bébé de papier et un but, l’améliorer. Ce qui veut dire, ranger sagement notre ego dans nos profondes poches.
Vous prévoyez combien de tomes ? « Le chant des elfes » est une trilogie. J’aime ce chiffre 3. Il est parfait. C’est à partir de celui-ci que je structure chaque scène, chaque acte, chaque tome.
T'es sérieux quand tu présentes Aetius comme le "dernier romain" ? Tu n'exagères pas un peu ;-) ? Je veux dire ils n'avaient pas déjà disparus depuis longtemps les romains ? Je rigole, enfin quand même il y a Sygarius après... Quoi ?! Les touristes ont eu raison des Romains et de Rome ? (lol) Plus sérieusement, le Patrice Flavius Aetius était un grand général et un habile homme politique, certainement aussi important que Jules César. L’histoire a peu retenu son nom, et pourtant. Il était (et est toujours) surnommé le « Dernier Romain », car il fut le dernier à garder une cohésion de l’Empire Romain d’Occident. Il est le dernier à avoir barré la route à Attila, après avoir uni les principaux peuples (Romains, les Gaulois, les Francs, les Burgondes, les Alains et les Wisigoths) de ce qui devint par la suite la France. Sygarius est plutôt considéré comme le dernier représentant romain en Gaule, dix ans après la chute de l’Empire d’Occident. Malgré tous ses efforts, il n’a jamais réussit le tour de force de Aetius, qui a consisté à fédérer les peuples barbares. L’histoire n’a retenu de lui qu’une date, 486 ap. J.C., avec sa défaite contre Clovis, Roi des Francs.
Sinon, le petit peuple, tu es en contact régulier ? Il y encore tant de choses à explorer avec eux ... Je retourne régulièrement en Dracénie, pour y retrouver ma famille et mes racines. Et si la Pierre de la fée est aujourd’hui entourée de lotissement, je sens encore le frisson me parcourir l’échine, lorsque le soleil se lève le jour du solstice d’été. Photo : de gauche à droite, Max, Falba et Ratera. Dessous : la quatrième de couverture inédite du Cant des Elfes, collector ! Brunus Bullus s'y trouve particulièrment mis en avant ;-)
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